laurent frank
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Laurent Frank

Flashback: on the  07.03.2018, I sent a letter to Raphael Wong the president of the Hong Kong Social Democratic League (LSD, I’m not making this up). He was one of the leaders, with Joshua Wong, in the giant protests that rocked Hong Kong before the pandemic.

I met him and we had a long chat.

The discussion, quite relaxed and frank, was about politics in Hong Kong and, anecdotally whether he would appear before his judge in a T-shirt. I remember telling him, laughing, that maybe a tie would have made a better impression on the judge.

As I put the finishing touches to this story, I think of the millions of Hongkongers who demonstrated for and all those who will spend the next few years in jail.

 

Une mise en scène

 

Dans une mise en scène que n’auraient pas désavouée nos plus prestigieux créateurs

publicitaires, Dieu met en place tous les mécanismes qu’utilise un concepteur pour faire

consommer le produit de son client :

– Première étape : la tentation. Faire désirer le produit et saliver la consommatrice:

Citation : Gen. 3 :2 :

– Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Eternel Dieu avait

faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : vous ne mangerez pas de tous les

arbres du jardin ?

– La femme répondit au serpent : Nous pouvons manger les fruits des arbres du jardin

Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez

pas, vous n'y toucherez pas, de peur que vous ne mourriez.

– Alors, le serpent répliqua à la femme : Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !

Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez

comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

Reconnaissez, messieurs-dames, vous dont c’est le métier que c’est parfaitement tourné. Un

exemple modèle de publicité paradoxale pour étudiants en communication : ne roulez pas en

Porsche, elle est trop belle pour vous. Vous allez faire crever de jalousie tous vos voisins !

– Deuxième étape : la consommation. Ce produit tant désiré, qu’il est bon !

Il fond dans la bouche pas dans la main !

Ecoutez la suite :

« La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux

pour ouvrir l’intelligence. Elle prit de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari,

qui était auprès d’elle, et il en mangea.

« Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus; et, ayant cousu

des feuilles de figuier, ils se firent des pagnes. »

Vous noterez que le message devient plus sophistiqué : à une publicité pour la

consommation de pommes se mêle une pub pour des culottes.

Jusqu’à présent, on a eu affaire à un message publicitaire classique pour vendre des fruits et

des vêtements.

Mais dans la suite de l’histoire, on en vient au propos de notre journée.

L’homme ne se contente plus d’acheter une pomme, une culotte ou une jupe parce que ces

produits sont présentés habilement comme désirables.

Il faut encore que leur consommation soit justifiée sur le plan éthique.

Le fruit est mis en valeur par le serpent – qui personnifie dans cette histoire, pardonnez-

moi, le créateur publicitaire- serpent qui veut convaincre Adam et Eve – qui représentent des

consommateurs moyens, un peu niais.

 

Alors Dieu intervient pour faire perdre à ces consommateurs leur innocence première : chère

 

madame Eve, cher monsieur Adam. Avoir envie de croquer une pomme ne suffit pas.

 

 

 

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